Mommy

Publié le par danse-avec-les-mots

Mommy

Synopsis et détails

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

Récompenses

Festival de Cannes 2014 : Prix du jury

Césars 2015 : César du meilleur film étranger

Critique par John Henry

C'est impossible de parler de Mommy sans en réduire l'impact. Les émotions débordent le cadre des mots, les sensations vaporeuses ne se laissent pas attraper en quelques voyelles ou en quelques consonnes, Mommy est un film qui dépasse le cadre de l'explication posée, il y a ce qu'on peut en dire, il y a ce qu'on peut en écrire, il y a les résumés qu'on peut en faire ou les avis qu'on peut en donner mais rien, jamais rien, ne permettra de rendre la nuance, la richesse, la profondeur, la beauté, la violence, l'humanité, les sentiments, tout se mélange, explose, devient poussière et se dissipe entre les mots, toute l'essence du film se faufile entre ce qu'on en dira et ce qu'on en a ressenti, jusqu'à ce que les larmes vous pétrifient, par surprise, sur Céline Dion ou sur le choix entre une tarte ou un crumble. Toute tentative de rationalisation est vaine parce qu'elle est vouée à l'échec. Tout explication posée et argumentée ne sera qu'une trahison de tout ce que vous avez pleuré, ri. Mommy est de cette race, rare, de cette race dont les mots ne suffisent pas. Vivez Mommy. Célébrez Mommy. Eprouvez Mommy, laissez les émotions s'envoler, laissez les flotter en vous, laissez-les s'insinuer, laissez leur une place, sans jamais chercher à les réduire, à les nommer ou à les classer, et puis regardez la lumière qui les traverse : c'est sombre, c'est lumineux, c'est infiniment triste, c'est prodigieusement drôle.

Publié dans Cinéma

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